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Rippl-Ronaï Jozsef, Un parc la nuit, 1892 a 1895

Jozsef RIPPL - RONAI, Un parc la nuit, entre 1892 et 1895. Pastel sur papier marouflé sur toile.Acquisition, 1994. RF 43398. ©photo musée d'Orsay / rmn

Jozsef RIPPL – RONAI, Un parc la nuit, entre 1892 et 1895. Pastel sur papier marouflé sur toile. Acquisition, 1994. RF 43398. ©photo musée d’Orsay / rmn

Jozsef Rippl-Ronai (1826-1890),  Un parc la nuit,
entre 1892 et 1895.

Historique :
1991, vente publique organisée par Maître Guy Le Houelleur, Deauville, le 15 août
Collection particulière, Paris
1994, Achat et don de la SAMO au profit du musée d’Orsay
pastel sur papier, marouflé sur toile.
Crédit photo : © RMN-Musée d’Orsay
Site internet d’Orsay : l’oeuvre commentée


L’artiste

Après avoir commencé sa formation à Munich, Rippl-Ronai vient à Paris où il travaille trois ans dans l’atelier de son compatriote, le peintre Munkacsy. Mais un séjour à Pont-Aven en 1889 et, la découverte de l’oeuvre de Gauguin entraînent la rupture avec son maître. Il rejoint alors le groupe des Nabis, se lie d’amitié avec Maillol, dont témoigne le portrait du sculpteur peint par « le nabi hongrois » qui se trouve dans les collections du musée d’Orsay.

Le tableau

Ce pastel date de sa période parisienne, appelée aussi « la période noire », durant laquelle Rippl-Ronai expose avec les nabis. L’oeuvre représente un paysage nocturne, vide de toute figure humaine. Seules les lumières suggèrent la présence d’habitations et de routes. Au premier plan, des arbres traités à la manière d’un négatif photographique, clairs sur fond noir, ajoutent une touche inquiétante à ce paysage sans identité précise. Le titre, Un parc, la nuit, nous permet d’imaginer vaguement l’environnement. Le lieu cependant reste imprécis. S’agit-il de Paris ou d’une autre ville ? Les réverbères de fonte pourraient nous faire pencher pour la première hypothèse. Le motif récurrent des troncs d’arbre confère au pastel un aspect inquiétant car ils demeurent, tels des fantômes, verticaux et vaporeux.

William-Degouve de Nuncques_Nocturne au Parc Royal de Bruxelles_en 1897_musee-d-Orsay-ParisCette thématique de l’angoisse diffuse peut-être rapprochée de l’atmosphère souvent décrite par les symbolistes belges. On pense à Spilliaert ou plus particulièrement encore au pastel Nocturne au Parc Royal de Bruxelles par Degouve de Nuncques, également conservé au musée d’Orsay.

Categories: Acquisition, Dessin

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