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Yan Pei-Ming, Un enterrement à Shanghai

Lectures contemporaines

Quand il arrive en France en 1980, Yan Pei-Ming, alors âgé de vingt ans, se rend immédiatement à Paris afin de découvrir les oeuvres de Gustave Courbet alors exposées au musée du Louvre. Trente-neuf ans plus tard, devenu un des peintres les plus magistraux de notre temps, il s’inspire d’Un enterrement à Ornans, chef-d’oeuvre du réalisme, pour créer Un enterrement à Shanghai, conçu spécialement pour le musée d’Orsay en célébration du 200e anniversaire de Courbet.

Yan Pei-Ming réalise Un enterrement à Shanghai (Montagne céleste, Ma mère, L’adieu), une œuvre composée de trois panneau.

Le premier panneau figure des montagnes, peintes de manière expressionniste et tendant vers l’abstraction : “C’est un paysage idéal, une sorte de paradis. Là où je voudrais que ma mère puisse résider.”
Le portrait de sa mère défunte est monumental : “Ma mère était une femme ordinaire, mais je l’ai peinte à la même échelle que les icônes du pouvoir politique.”
Le troisième panneau, l’enterrement de la mère de l’artiste, est peint à l’échelle exacte d’Un enterrement à Ornans (1849-1850) : Les funérailles de sa mère sont ici minutieusement dépeintes. La scène se déroule, non plus à Ornans, mais à Shanghai, ville natale de l’artiste.

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